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Pourquoi le tatouage fascine ?

Pourquoi le tatouage fascine ?

#ART || Longtemps réservé aux marginaux et aux mauvais garçons, le tatouage est peu à peu en train de revenir à la mode auprès d’une génération décomplexée qui entend disposer de son corps comme elle le souhaite. 

Si il se démocratise aujourd’hui, le tatouage existe pourtant depuis le néolithique. D’une façon plus générale, on retrouve des corps tatoués dans toutes les grandes civilisations qui ont marqué l’histoire : plusieurs momies égyptiennes en portaient. De même dans les civilisations chinoises et japonaises, le tatouage fait parti intégrante de la culture du pays. Enfin, les pictes, adversaires des romains en Bretagne étaient décris par les historiens de l’époque comme des êtres primaires qui refusaient de couvrir leur corps pour ne pas dissimuler leurs tatouages.

Les choses se gâtent au VIIIième siècles lorsque le Pape Adrien bannit le tatouage au nom de la religion : il ne faut pas modifier ou décorer le corps que Dieu nous a donné. L’art du tatouage disparaît donc d’Europe et ne réapparaît qu’en 1770 puis durant la seconde guerre mondiale mais le mal est fait : le tatouage est condamné à souffrir d’une mauvaise image pendant de très longues années. Pour ne rien arranger, les mouvements criminels s’approprient l’art du tatouage à l’instar des Yakusa, de la mafia russe ou des gangs du Salvador.

Aujourd’hui, le tatouage se démocratise de plus en plus notamment grâce aux stars ultra médiatisées ou à l’utilisation qu’en fait la mode, le transformant en décoration glamour et élégante. Au delà de ça, l’art de tatouer à lui même évolué et les tatoueurs sortent aujourd’hui d’école de graphisme ou de design et proposent des dessins de plus en plus élaborés et complexes.

Tatoueur : Olivier Poinsignon

Tatoueur : Olivier Poinsignon

Les tatoués ne sont plus uniquement des marginaux mais appartiennent à toutes les classes sociales et la France ne fait pas exception. Il y a trente ans, notre beau pays comptait seulement une quarantaine de tatoueurs, aujourd’hui, ils sont plus de quatre mille.

Les raisons qui poussent les individus à se faire tatouer sont multiples : pour certains, il s’agit de se construire sa propre identité, de braver l’interdit et de s’approprier son corps. Pour d’autres, c’est un moyen de commémoration, pour garder le souvenir d’un événement, d’une personne ou même d’un animal. Le tatouage peut également être un moyen de s’exprimer ou de rendre son corps plus esthétique, plus unique. Quoiqu’il en soit, se faire tatouer n’est jamais anodin et la confrontation à la douleur, inévitable lors du tatouage, est considérée par certains comme nécessaire et faisant partie intégrante du tatouage.

Même si les tatoués sont globalement mieux acceptés et intégrés à la société, certains employeurs rechignent toujours à engager ceux dont les tatouages sont trop imposants ou trop visibles. Heureusement pour ceux qui se seraient décidés trop vite, ils est désormais possible d’effacer les tatouages devenus indésirables mais la pratique est coûteuse, douloureuse et ne s’appliquent qu’à certains types d’œuvres. D’ici quelques années, les tatoués d’aujourd’hui seront ceux de demain, ce qui finira probablement par finir de démocratiser cet art, du moins, on l’espère.

Tatoueur : Dino Vallely

Tatoueur : Dino Vallely

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  • Gladys Wood

    Je suis tatoué et je compte bien en faire d’autres. Mais, effectivement, l’intégration notamment dans la vie pro, n’est pas si accepté et toléré que tout le monde veux bien le dire… Surtout quand t’es une fille, faut croire… Quand j’ai eu mon premier discret, assez « féminin » pas de soucis. Quand j’ai eu les autres, plus gros déjà… Un peu plus compliqué… Pis maintenant, je m’en contre fiche. Je fais bien ce que je veux avec mon corps! Ce qui est, en revanche un peu triste, c’est que sois devenue une mode. Et que certains, l’utilisent mal. Faire les mêmes tatouages, car c’est a la mode sur tumblr… Mauvaise idée…

  • Carole

    Merci pour votre commentaire Gladys ! C’est vrai que c’est dommage pour l’effet de mode mais le bon côté c’est que ça participe à sa démocratisation et son acceptation !

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