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My date with ENTEK

My date with ENTEK

En Mars dernier, le collectif de rappeurs nommé la FRONCE  composé d’une trentaine d’artistes (dont ENTEK,GREMS, NEMIR, RIMCASH) a littéralement retourné la Machine du Moulin Rouge à Paris. Entre improvisations et battles, le public s’est vu offrir une représentation de qualité reflétant l’éclectisme de la scène française en matière de rap. A cette occasion, nous avons eu la chance de rencontrer l’un des membres de ce collectif, ENTEK, figure montante de ce milieu.

Pour commencer peux-tu nous parler de ton parcours ?
J’ai commencé relativement tôt à m’intéresser à la musique. Après avoir testé le piano sans réelles convictions, je me suis mis à la batterie à l’âge de 9 ans. On peut dire que c’est de là que tout a débuté. Grâce à la batterie je me suis familiarisé avec le monde de la musique : j’ai rencontré des musiciens et j’ai essayé divers styles de musique afin d’avoir plusieurs cordes à mon arc. En parallèle, je faisais partie d’un « marching band » (groupe de fanfare à l’américaine) avec lequel nous avons été champions de France en 2004. C’est ici que j’ai appris la rigueur et la discipline. Au fil du temps plus les partitions devenaient compliquées à la batterie plus je devais les chanter pour les assimiler : j’ai donc commencé le beatbox sans vraiment le savoir!
Lorsqu’un ami à moi m’a fait écouter l’album de Razhel, le premier beatboxer à sortir un CD, j’ai compris de suite que je voulais en faire de même. Lorsque je m’entrainais, mes potes s’amusaient à poser des fragments de phrases dessus et petit à petit le rap est venu à moi comme une évidence. C’est en évoluant dans ce milieu que peu à peu j’ai rencontré des rappeurs de la scène française dont GREMS (rappeur et graffeur notoire de la scène française) avec qui j’ai lié une réelle amitié. On est sur la même longueur, il m’a pris sous son aile en quelque sorte, ce qui nous a permis de monter des projets en commun. Ainsi, de là est née le groupe dont je fais désormais partie : PMPDJ (Pour ma pairs de jordans) auquel s’est greffé MiM (compositeur de dubstep et du générique de la sitecom BREF de canal +).


Tu peux nous dire un mot sur la FRONCE ?

La FRONCE c’est l’un des plus gros collectifs d’artistes français (rappeurs,beat makers) liés par un  contrat que je qualifierai de « moral ». Tous les artistes qui le composent, s’apportent mutuellement car nous venons tous d’horizons différents, c’est vraiment un ensemble très vaste et a fortiori très enrichissant. Nous sommes tous là pour cette passion commune qui nous soude, la musique, puis dans l’optique de nous apporter mutuellement. Lorsque quelqu’un a une idée, il la soumet à chacun d’entre nous et les artistes intéressés peuvent se greffer au projet s’ils le souhaitent. En somme, si je devais résumer la FRONCE en deux mots je dirais le partage et l’échange.
Qu’est-ce qui fait, selon toi, la force du milieu où tu évolues ?
C’est la mixité de ce milieu et la curiosité des gens qui le constituent qui en fait sa force. En effet la mixité amène de la fraîcheur dans ce qui est produit puis elle permet de nous ouvrir à d’autres types de sons. Autrement dit, chaque artiste apporte sa touche personnelle et cela permet aux autres d’étoffer leur création artistique.

Comment qualifierais-tu ton style ?
On peut dire que je suis une sorte d’hybride. La semaine je porte un costume pour aller travailler en tant qu’ingénieur informatique et le week-end j’enfile mes Jo’s pour monter sur scène et slamer !

Trois pièces qui ne te quittent jamais ?
Ma casquette, mon sac à dos et mon IPhone !


The best way to chill?

J’aime “chiller” de différentes manières. Ça peut être une journée avec des potes en mode barbecue, piscine, gros sons mais comme je suis aussi un geek, je peux passer beaucoup de temps devant un jeu vidéo pour me détendre.


Une rencontre qui a bouleversé ta vie, un mentor ?

Incontestablement GREMS, sans lui je n’aurais pas pu faire tout ce que je fais aujourd’hui.


Quelle profession rêvais-tu de faire enfant ?

Je voulais être skateur pro mais je t’avouerais qu’après une énorme chute qui m’a valu une jambe cassée, j’ai dû revoir mes perspectives d’avenir…

Quel sont tes projets dans un avenir proche?
Dans un premier temps le nouvel album de PMPDJ ne devrait pas tarder à sortir. Ensuite je bosse pas mal sur un album solo avec des gros featurings comme Disiz, Vicelow ou encore Greg Frite. Je prépare aussi un EP pour Château bruyant, un label parisien, en collaboration avec une rappeuse franco-américaine qui s’appelle Camille. Elle était d’ailleurs présente sur mon premier EP KIMERA : un EP solo de cinq titres en collaboration avec des beat makers anglais.

Et dans dix ans tu t’imagines comment /où ?
Dans dix ans la logique voudrait que je revienne à des choses que je définirais comme plus mélodiques… Pourquoi pas chanter et remettre au goût du jour le Broken beat… Après pour le reste advienne que pourra !

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